Qui n’a jamais entendu parler de la saga La Passe-Miroir, de Christelle Dabos ? Lauréat du « Concours du premier roman jeunesse » organisé par les éditions Gallimard en 2013, le premier tome, intitulé Les fiancés de l’hiver, a su conquérir le cœur du jury et de milliers de lecteurs. Je viens de le terminer, et je vous avoue que cet engouement me laisse un peu dubitative. J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans cette histoire, et ce pour plusieurs raisons.
La première tient clairement à son héroïne. Ophélie est une jeune fille tellement effacée qu’elle en devient presque transparente, y compris pour le lecteur qui a bien du mal à s’intéresser à elle. Sur le papier, ses talents particuliers m’intriguaient pourtant énormément : elle est en effet capable de voyager à travers les miroirs, d’une part, mais aussi de lire les objets, c’est-à-dire d’avoir des visions de la manière dont ils ont été utilisés dans le passé. Malheureusement, l’autrice semble plus intéressée par le mariage forcé que l’on impose à son héroïne, et contre lequel à aucun moment elle n’essaie réellement de se révolter, que par ses extraordinaires capacités. Et c’est fort dommage… Effacée et simplette, son Ophélie m’a rapidement tapé sur les nerfs à cause de sa passivité.
La seconde chose qui m’a déstabilisée, c’est le foisonnement de l’univers. Entendons-nous bien, c’est généralement un gage de qualité, sauf quand c’est au détriment de l’intrigue, et j’ai trouvé que c’était le cas ici. Le monde qu’on nous décrit est extrêmement riche, empreint de magie et d’illusions. Il y a de très belles idées que j’aimerais beaucoup voir développées dans la suite, mais… Mais pendant près de 70 % du livre, il ne se passe rien ! Dès son arrivée, on explique à Ophélie qu’elle va devoir dissimuler son identité, sans vraiment juger utile de lui – et de nous – expliquer pourquoi. S’ensuit alors un long long long exposé de ses déboires à la cour au cœur des complots ourdis par les différents clans. Les choses mettent un long moment à se mettre en place, et pendant ce temps, on s’ennuie ferme !
Au final, entre une héroïne qui subit en silence et une intrigue qui s’étire en longueur, j’ai mis un temps infini à lire ce livre, résistant difficilement à l’envie de le poser dans un coin obscur et de l’y oublier ! Ce n’est qu’une fois parvenue au trois-quarts du roman que mon intérêt s’est enfin éveillé pour cette histoire. La fin est prometteuse, c’est vrai, et je lirai probablement la suite un jour, mais ce n’est définitivement pas pour tout de suite ! C'est un réel soulagement d'être arrivée au bout.
La première tient clairement à son héroïne. Ophélie est une jeune fille tellement effacée qu’elle en devient presque transparente, y compris pour le lecteur qui a bien du mal à s’intéresser à elle. Sur le papier, ses talents particuliers m’intriguaient pourtant énormément : elle est en effet capable de voyager à travers les miroirs, d’une part, mais aussi de lire les objets, c’est-à-dire d’avoir des visions de la manière dont ils ont été utilisés dans le passé. Malheureusement, l’autrice semble plus intéressée par le mariage forcé que l’on impose à son héroïne, et contre lequel à aucun moment elle n’essaie réellement de se révolter, que par ses extraordinaires capacités. Et c’est fort dommage… Effacée et simplette, son Ophélie m’a rapidement tapé sur les nerfs à cause de sa passivité.
La seconde chose qui m’a déstabilisée, c’est le foisonnement de l’univers. Entendons-nous bien, c’est généralement un gage de qualité, sauf quand c’est au détriment de l’intrigue, et j’ai trouvé que c’était le cas ici. Le monde qu’on nous décrit est extrêmement riche, empreint de magie et d’illusions. Il y a de très belles idées que j’aimerais beaucoup voir développées dans la suite, mais… Mais pendant près de 70 % du livre, il ne se passe rien ! Dès son arrivée, on explique à Ophélie qu’elle va devoir dissimuler son identité, sans vraiment juger utile de lui – et de nous – expliquer pourquoi. S’ensuit alors un long long long exposé de ses déboires à la cour au cœur des complots ourdis par les différents clans. Les choses mettent un long moment à se mettre en place, et pendant ce temps, on s’ennuie ferme !
Au final, entre une héroïne qui subit en silence et une intrigue qui s’étire en longueur, j’ai mis un temps infini à lire ce livre, résistant difficilement à l’envie de le poser dans un coin obscur et de l’y oublier ! Ce n’est qu’une fois parvenue au trois-quarts du roman que mon intérêt s’est enfin éveillé pour cette histoire. La fin est prometteuse, c’est vrai, et je lirai probablement la suite un jour, mais ce n’est définitivement pas pour tout de suite ! C'est un réel soulagement d'être arrivée au bout.
Note : ★★★☆☆
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La Passe-Miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver, de Christelle Dabos
Editions Gallimard (2013) - 519 pages - Support numérique - Ados & YA
Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.
Site de l'auteur : http://www.passe-miroir.com/
Editions Gallimard (2013) - 519 pages - Support numérique - Ados & YA
Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.
Site de l'auteur : http://www.passe-miroir.com/







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